Est fou celui qui attaque l’UGTT

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attaque l’UGTT

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L’Union générale syndicale tunisienne (UGTT) a essuyé les critiques des proches du président de la République ces dernières semaines. Il a pris un nouveau tournant lors de deux conférences de presse simultanées.

Le premier a été organisé par un petit groupe peu connu se faisant appeler le « Mouvement du 25 juillet » et s’autoproclamant « défenseur de la souveraineté du peuple ». Ce groupe soutient le régime de Qais Saïd et s’apparente clairement à un parti même s’il le nie.

Lors de la conférence de presse, Ahmed Rakrouki (dont la position au sein de ce mouvement n’a pas été précisée) a déclaré que le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail « est dépourvu de toute légitimité après le premier jugement rendu contre lui ».

Ainsi, son appel à la grève générale dans le secteur public le 16 juin est nul et non avenu selon la loi, a-t-il dit. Il estime que l’UGTT a déraillé et échoué dans sa mission et utilise ses filiales comme chair à canon.

Dans le même ordre d’idées, il y a quelques jours, le constitutionnel Rabeh Kharaifi, l’un des plus grands défenseurs de Kais Saied, le président de l’Union générale tunisienne du travail, a appelé à « garder les clous » de l’Union générale tunisienne du travail en arrêtant le paiement des contributions perçues par l’Etat. Les salaires des fonctionnaires, en réclamant un règlement de dettes au profit du Conseil national de la sécurité sociale, en mettant fin au détachement des fonctionnaires et en annulant toutes les décisions du dernier congrès de l’Union générale tunisienne du travail.

Ce même discours guerrier fut repris dans le chœur par les défenseurs du Qais Saïd pendant plusieurs jours.

La deuxième conférence de presse de jeudi 9 juin est organisée par les juges en grève depuis lundi dernier. Le président de l’Association des magistrats tunisiens, Anas Hamidi, a accusé le ministre de la Justice de s’ingérer dans l’affaire du Congrès général de l’Union syndicale tunisienne et d’essayer d’influencer le cours de la justice.

Le juge a déclaré: « Le ministre a appelé le premier président de la cour d’appel pour lui demander de renvoyer l’affaire à une chambre spécifique… le premier président de la cour d’appel a refusé cette intervention (…) elle a été renvoyée immédiatement après.  » .

Au vu des témoignages et propos hostiles les uns envers les autres, et au regard de la campagne anti-UGTT qui a été observée sur les réseaux sociaux par les gangs du régime, force est de constater que la centrale syndicale est dans le viseur du président.