Mesures d’urgence économique : un impératif qui doit être appliqué !

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Mesures d’urgence économique

Mesures d’urgence économique

La situation économique se durcit. La fragilité des équilibres macroéconomiques, la pandémie de COVID-19 et ses conséquences, ainsi que l’impact du conflit russo-ukrainien, n’ont pas échappé au pays. Le constat est simple : l’économie ralentit et a besoin d’être redynamisée. Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé une série de mesures. Mais qu’en pensent les patrons tunisiens ?

Le 1er avril, un programme d’une cinquantaine de mesures économiques d’urgence a été présenté au public. Il vise, selon ses concepteurs, à restaurer la relation de confiance avec les acteurs économiques, à protéger le tissu entrepreneurial et à contribuer à la réduction du chômage.

Les actions concerneront quatre axes. Le premier concerne le soutien des flux de trésorerie et l’obtention de financement d’entreprise. Il comprend la mise en place d’une ligne de crédit externe de 50 millions de dollars pour le financement des petites et moyennes entreprises et d’une ligne de financement pour l’innovation – digitalisation – économie verte et circulaire.

La seconde vise à stimuler l’investissement. Elle est liée à l’adoption d’un décret-loi portant mesures exceptionnelles pour accélérer les projets d’investissement public et relancer l’investissement privé. Il comprend également l’adoption de nouveaux accords concurrentiels, l’amélioration des services dans le port de Radès et l’accélération de la mise en place de projets de développement de zones industrielles dans les régions de l’intérieur.

Le troisième concerne la facilitation de l’organisation des affaires. Parmi les procédures prévues dans cet axe figurent la révision de l’article 96 du Code pénal, la délivrance d’une amnistie pour l’échange et la publication d’un décret sur les conditions et les procédures de location des terres non agricoles à des fins lucratives. Investisseurs, publiant des textes pratiques liés au financement participatif, à l’ESS et à l’implantation d’anciens ensembles immobiliers construits sur le domaine privé de l’État.

Quant au dernier sujet, il s’intitulait : « Simplifier les procédures et encourager les exportations ». Il comprend les démarches de constitution d’une société foncière internationale pour la Tunisie, la création de la marque et du logo « Made in Tunisia » et la numérisation des démarches commerciales.

Du côté d’Utica, il y a eu un silence radio et aucun communiqué de presse n’a été publié pour commenter les mesures annoncées, à l’exception de l’intervention médiatique de son adjoint, Hisham Al-Loumi. Pour lui, les mesures présentées nécessitent davantage de précisions.

« Il y a un programme d’actions urgentes qui a été mis en place. Cependant, ces mesures sont encore incomplètes… et elles ont besoin d’être précisées. Cela nécessite un renforcement du partenariat… et malheureusement il n’y a pas de coordination entre les ministères. Des discussions mènent souvent avec le ministre de l’Economie. Samir Glad aux excellentes idées. Malheureusement, il n’y a pas d’effet après ça… Utica devrait pousser plus vers le dialogue », a-t-il expliqué.