Kaïs Saïed annonce l’amendement de la loi électorale

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Kaïs Saïed annonce l'amendement

Kaïs Saïed annonce l’amendement

Le Président de la République, Kais Saied, a présidé le Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs décrets et arrêtés.

Le président de la République indique que le Conseil examinera d’abord un projet de décret modifiant la loi électorale, en vue du référendum du 25 juillet 2022 sur la nouvelle constitution de la nouvelle république. Encore une fois, celui qui craint la volonté du peuple sait que la majorité est contre lui et contre ses positions et pratiques, et il sait que la volonté émanant des urnes changera le cours de l’histoire en Tunisie. Tout ce qu’il a à faire est de revenir aux mythes de Kalila et Dimna.

Le deuxième projet, dont l’approbation a été décidée et qui sera discuté ultérieurement, concerne la modification du décret relatif au Conseil supérieur de la magistrature temporaire.

Nous avons lancé de nombreux avertissements pour que la justice procède à son propre assainissement. Ce n’est que par le nettoyage complet de la justice que nous pourrons éradiquer la corruption et les transgressions de la loi. Il y a un retard prémédité dans l’ouverture des fichiers même s’ils sont prêts. Cette situation ne peut durer indéfiniment. Le peuple tunisien a perdu patience. « Tous les dossiers ont été examinés par plusieurs parties afin de ne pas causer la moindre injustice », a ajouté le chef de l’Etat.

Le chef de l’Etat juge inacceptable que la justice ne soit appliquée qu’aux pauvres, et que les riches, les criminels et les meurtriers bénéficient d’un autre traitement. Nous n’interférerons jamais avec la justice. Tous les citoyens sont égaux devant la loi, quel que soit leur rang. Mais le devoir nous oblige à prendre de telles mesures pour maintenir la paix sociale et l’État, avec tout le respect dû aux juges honnêtes. Nous n’accepterons aucune transgression de la loi. »

Je ne citerai pas de noms, mais ils seront publiés. Je parlerai des mobiles et des faits que beaucoup de gens reprochent », souligne le chef de l’Etat. Dans ce contexte, il cite des juges qui ont fait obstruction aux enquêtes, parti pris, dirigé les enquêtes, violations de procédure, menaces des juges, ainsi que l’enrichissement illicite, obstruction des enquêtes au secret de l’organe, et protection des suspects dans des affaires terroristes exploitant leur situation, soulignant que ces juges font l’objet de mesures disciplinaires, mais que ces affaires n’ont pas été poursuivies.

Le président de la République a également évoqué d’autres abus, dont notamment l’implication dans des affaires de trafic douanier, la falsification de documents officiels (octroi de la nationalité tunisienne à des terroristes), la complicité dans l’affaire des services secrets, la mise à l’écart de suspects terroristes et les liens avec des partis politiques et des cas de fraude, de corruption liés aux proches des dirigeants politiques.

Entre autres abus, le chef de l’Etat cite le cas du juge d’instruction en tant que consultant auprès d’une société privée. Il déclare également que le juge d’instruction a été accusé de harcèlement sexuel par trois de ses collègues. Outre les affaires de pots-de-vin, d’adultère, de blanchiment d’argent et de corruption financière…