Mehdi Ben Gharbia sanctionné par la direction des prisons pour avoir voulu voir son fils plus de trente minutes

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Mehdi Ben Gharbia

« L’administration de la prison civile d’Al-Masa’adin a refusé d’accorder à Mahdi bin Gharbia son droit de visite périodique et n’a pas permis à son frère et à sa sœur de le rencontrer », a indiqué l’ancien comité de la défense du ministre, hier, lundi 4 avril, 2022. Député Mahdi bin Gharbia.

L’équipe de défense a déterminé que l’administration pénitentiaire, sur ordre de la Direction générale des prisons et de la réinsertion, a décidé d’infliger une sanction à Mehdi Ben Gharbia pour avoir refusé de respecter le délai imposé de trente minutes lors des visites de son fils.

L’état-major de la défense a dénoncé la décision de la Direction des prisons et de la réinsertion, l’accusant de harcèlement et de persécution, et a déclaré qu’il ferait rapport au ministre de la Justice des résultats de cette décision injuste et de la violation des procédures pénales.

 

Mehdi Ben Gharbia est détenu depuis le 20 octobre 2021 dans le cadre d’une enquête avec sa personne et son chef d’entreprise, pour des soupçons d’infractions fiscales et de blanchiment d’argent. La Brigade Awaina pour les crimes économiques et financiers a été chargée d’enquêter.

L’ancien député et ministre a entamé le 5 novembre une grève de la faim en signe de protestation contre la répression qu’il subit en prison. En fait, il a été empêché de voir son fils de cinq ans directement, c’est-à-dire sans le septum vitré. Le juge d’instruction chargé de son dossier a expressément autorisé cette visite sans entraves, mais l’administration pénitentiaire a refusé de lui accorder ce privilège, malgré l’âge de l’enfant.

Le 14 décembre 2021, le juge d’instruction a décidé de libérer l’ancien ministre après avoir clos son enquête. Le juge n’a trouvé aucune preuve de blanchiment d’argent ou d’autres accusations portées par l’accusation.

Le 11 janvier 2022, la chambre d’accusation de la cour d’appel a approuvé l’appel du procureur, et a renvoyé l’affaire au juge d’instruction du tribunal de première instance de Sousse 1, pour ouvrir des investigations complémentaires. Il n’a donc pas été libéré.